Dans l’industrie musicale moderne, créer un « hit » n’est que la moitié du chemin. La véritable différence entre un amateur et un professionnel réside dans sa capacité à sécuriser son business. Pour tout producteur, le contrat de beatmaker est le document essentiel qui définit qui possède quoi et comment l’argent est partagé.
Si vous avez déjà commencé à vendre vos instrus en ligne, vous avez sans doute croisé les termes « Leasing » et « Exclusif ». Ces deux modèles de licence dictent votre rémunération et le contrôle de vos œuvres. Voici le guide complet pour ne plus jamais signer (ou faire signer) n’importe quoi.
Comparatif : Licence Leasing vs Licence Exclusive
| Critère | Leasing (Non-exclusif) | Licence Exclusive |
|---|---|---|
| Propriété | Le beatmaker reste propriétaire à 100% | Cession de l’usage exclusif à l’artiste |
| Nombre de ventes | Multiples (Vendu à plusieurs artistes) | Unique (L’instru est retirée du shop) |
| Limites (Streams) | Souvent limité (ex: 50k ou 100k) | Illimité |
| Usage Idéal | Artistes indépendants / Débutants | Projets sérieux / Signatures en labels |
| Tarif indicatif | 20 € — 150 € | 500 € — 5000 €+ |
| Revenu long terme | Volume et récurrence (Revenu passif) | « One Shot » important + Royalties |
1. Le Leasing (Licence Non-exclusive) : Le volume avant tout
Le leasing est le modèle qui a révolutionné le beatmaking numérique. Le principe est simple : vous louez le droit d’utiliser votre production à un artiste, mais vous restez propriétaire de l’œuvre originale. Cela vous permet de vendre le même contrat de beatmaker à des dizaines, voire des centaines de rappeurs différents.
C’est un excellent moyen de générer des revenus passifs. Cependant, soyez vigilant sur les clauses de limites de streams (souvent fixées à 50 000 ou 100 000 écoutes). Une fois la limite atteinte, l’artiste doit renouveler sa licence ou passer à une option supérieure.
2. Le Contrat Exclusif : La vente prestige
Lorsqu’un artiste achète une licence exclusive, vous vous engagez à retirer l’instrumentale de la vente. Il devient le seul utilisateur autorisé. Ce type de contrat de beatmaker est privilégié par les artistes installés ou ceux qui travaillent avec des labels.
Même en exclusif, attention : « exclusivité d’usage » ne signifie pas nécessairement « cession totale des droits ». Vous devez impérativement protéger vos parts de composition. Pour bien comprendre comment déclarer ces revenus et vos parts, consultez notre guide complet sur la SACEM.
3. Les clauses indispensables de votre contrat de beatmaker
Ne vous contentez jamais d’un accord oral ou d’un simple e-mail. Un document solide doit inclure :
- Le crédit (Production Credits) : L’artiste a l’obligation légale de vous mentionner (ex: Prod by [Votre Nom]).
- Le partage des redevances (Royalties) : En plus du prix de vente initial, quel pourcentage touchez-vous sur les streams et les ventes physiques ?
- L’utilisation des Stems : L’artiste est-il autorisé à modifier la structure ou à remixer votre production ?
- La synchronisation : Si le morceau finit dans une publicité ou un film, comment les revenus sont-ils répartis ?
4. Pourquoi automatiser vos contrats ?
Gérer les contrats à la main est chronophage et risqué. Des plateformes comme Beatstars ou Airbit intègrent des générateurs de contrats de beatmaker automatiques. Dès qu’un artiste achète votre prod, il reçoit un PDF signé électroniquement qui fait foi devant la loi. C’est le standard pour sécuriser votre catalogue en 2025.
Conclusion : Sécurisez votre carrière dès aujourd’hui
Le droit d’auteur est votre actif le plus précieux. Un beatmaker qui réussit est un beatmaker qui comprend ses contrats. En maîtrisant la différence entre le leasing et l’exclusif, vous protégez votre travail tout en offrant des options flexibles à vos clients.
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